Le 1er septembre 2026 marque une rentrée particulièrement riche en changements en France. Retraite, assurance chômage, arrêts maladie, remboursement des médicaments, prix du gaz, rénovation énergétique, facturation électronique ou encore mobilité électrique : plusieurs nouvelles règles entrent en vigueur et peuvent avoir des conséquences concrètes sur le budget et la protection des Français.
Pour les particuliers comme pour les professionnels, cette rentrée est aussi l’occasion de faire le point sur ses assurances, ses garanties santé et sa prévoyance.
Voici les principaux changements à connaître et les réflexes à adopter pour mieux protéger son budget et son avenir.
Les principaux changements du 1er septembre 2026 en résumé
À partir du 1er septembre 2026 :
- les règles de départ à la retraite évoluent pour certaines générations ;
- l’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle est réduite ;
- la durée des prescriptions d’arrêts maladie est encadrée ;
- les règles de remboursement de certains médicaments évoluent ;
- le prix repère du gaz augmente ;
- plusieurs règles concernant MaPrimeRénov’ changent ;
- une nouvelle aide est créée pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion ;
- la facturation électronique devient obligatoire pour la réception des factures des entreprises ;
- le téléphone portable est désormais interdit dans les lycées, sous réserve des modalités fixées par les établissements ;
- le taux de prélèvement à la source est actualisé.
Ces évolutions concernent donc aussi bien le pouvoir d’achat des ménages que la protection sociale et la gestion des entreprises.
1. Retraite : les règles évoluent pour certaines générations
La réforme des retraites de 2023 connaît une suspension de son calendrier accéléré jusqu’en 2028. À compter du 1er septembre 2026, l’âge légal de départ évolue donc pour certaines générations.
Pour les personnes nées en 1964, l’âge légal passe notamment à 62 ans et 9 mois. Pour les générations suivantes, l’âge légal progresse progressivement jusqu’à 63 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1968. À partir de 1969, l’âge légal reste fixé à 64 ans.
Les conditions liées aux carrières longues évoluent également. Certaines périodes liées à la naissance, à l’éducation ou à l’adoption d’un enfant pourront notamment être prises en compte, dans certaines limites, pour permettre un départ anticipé.
Pourquoi anticiper sa protection financière ?
La retraite représente une transition importante dans la vie financière d’un ménage. La baisse potentielle des revenus peut modifier l’équilibre d’un budget, notamment lorsque les dépenses de santé augmentent avec l’âge.
Il peut donc être pertinent de vérifier en amont :
- son niveau de couverture en complémentaire santé ;
- ses garanties de prévoyance ;
- ses besoins en matière d’hospitalisation ;
- les garanties optiques et dentaires ;
- la protection du conjoint ou des proches ;
- son budget mensuel consacré aux assurances.
Chez Pereire Assurances, les solutions d’assurance santé et de prévoyance peuvent être adaptées à différents profils et à différentes étapes de vie.
2. Assurance chômage : une indemnisation réduite après rupture conventionnelle
Autre changement important pour les salariés : la durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle individuelle évolue à partir du 1er septembre 2026.
Pour les personnes de moins de 55 ans, la durée maximale passe de 18 à 15 mois. Pour les personnes de 55 ans et plus, elle est également réduite selon l’âge.
Cette évolution rappelle une réalité essentielle : le chômage peut entraîner rapidement une baisse significative des revenus disponibles.
Comment protéger ses revenus en cas d’imprévu ?
L’assurance chômage ne couvre pas nécessairement l’intégralité du niveau de vie d’un assuré. C’est pourquoi la prévoyance individuelle peut constituer un complément intéressant pour certains profils.
Selon les garanties souscrites, une solution de prévoyance peut notamment prévoir des prestations en cas :
- d’arrêt de travail
- d’invalidité
- de décès
- de perte de revenus liée à certains événements.
L’objectif est simple : éviter qu’un événement imprévu ne fragilise durablement l’équilibre financier du foyer.
3. Arrêts maladie : des prescriptions désormais encadrées
À partir du 1er septembre 2026, la durée des arrêts de travail prescrits est davantage encadrée.
Une première prescription ne pourra en principe pas dépasser 31 jours, tandis qu’une prolongation pourra aller jusqu’à 62 jours. Des dépassements restent possibles lorsque l’état de santé du patient le justifie.
Un nouveau formulaire papier sécurisé devient également obligatoire. Les anciens formulaires non sécurisés peuvent être rejetés par l’Assurance Maladie.
Quel rôle pour la prévoyance ?
Un arrêt maladie peut avoir un impact bien plus large que les seules dépenses médicales.
Pour un salarié ou un travailleur indépendant, une interruption d’activité peut entraîner :
Arrêt de travail → baisse de revenus → difficultés à maintenir les dépenses courantes.
Les indemnités journalières de l’Assurance Maladie constituent un revenu de remplacement, mais leur montant ne correspond pas nécessairement au revenu habituel de l’assuré.
Une assurance prévoyance peut, selon les garanties du contrat, contribuer à compléter cette protection.
4. Santé : les règles de remboursement de certains médicaments changent
À compter du 1er septembre 2026, les règles relatives au tiers payant évoluent pour certains médicaments biosimilaires et hybrides.
Lorsqu’une substitution est possible et que l’assuré refuse le médicament biosimilaire ou hybride proposé sans justification médicale, il peut devoir avancer la totalité du prix en pharmacie. Le remboursement de l’Assurance Maladie intervient ensuite selon les règles applicables.
Pourquoi vérifier sa mutuelle santé ?
Cette évolution rappelle l’importance de bien comprendre la différence entre :
- la part remboursée par l’Assurance Maladie ;
- la part éventuellement prise en charge par la complémentaire santé ;
- le reste à charge ;
- les éventuels dépassements ou frais non couverts.
Une mutuelle santé adaptée peut permettre de mieux maîtriser son budget santé en fonction de ses besoins réels.
Chez Pereire Assurances, les solutions de complémentaire santé sont conçues pour répondre à différents profils, notamment en fonction de l’âge, de la situation familiale et du niveau de garanties recherché.
5. Prix du gaz : une nouvelle évolution à surveiller
Le budget énergie reste également au cœur des préoccupations des ménages.
En septembre 2026, le prix repère de vente du gaz pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage s’établit à 0,13474 € TTC/kWh, avec un abonnement annuel de 360,79 € TTC. Il s’agit d’un prix repère : les tarifs réellement appliqués dépendent du fournisseur et du contrat choisi.
Cette évolution peut inciter les ménages à revoir plus largement leurs dépenses fixes.
Assurance habitation : le bon moment pour faire le point
La rentrée constitue également une bonne période pour vérifier son assurance habitation :
- valeur des biens assurés ;
- capital mobilier déclaré ;
- garanties vol et vandalisme ;
- dégâts des eaux ;
- incendie ;
- responsabilité civile ;
- assistance et relogement.
Une assurance habitation doit évoluer avec la situation du logement et du foyer.
6. Rénovation énergétique : de nouvelles règles pour MaPrimeRénov’
Les propriétaires doivent également tenir compte des nouvelles règles concernant MaPrimeRénov’.
À partir du 1er septembre 2026, plusieurs travaux ne sont plus éligibles au parcours « par geste ». Pour les rénovations d’ampleur, la conservation d’un chauffage au gaz après les travaux peut également empêcher l’accès au dispositif.
En parallèle, l’accès au parcours « par geste » est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 pour les logements classés F et G en métropole.
Pour les propriétaires, un projet de rénovation doit donc être envisagé dans sa globalité : financement, travaux, valeur du logement et assurance habitation.
Après des travaux importants, il peut notamment être utile de vérifier que les caractéristiques du logement correspondent toujours aux informations communiquées à l’assureur.
7. Voiture électrique d’occasion : une nouvelle aide
À partir du 1er septembre 2026, une nouvelle aide est mise en place pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion.
Le véhicule doit notamment être 100 % électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et respecter plusieurs critères concernant notamment son état et sa batterie. Le bénéficiaire doit également s’engager à conserver le véhicule pendant au moins trois ans.
Pour les automobilistes qui profitent de cette évolution pour changer de véhicule, la rentrée est également un bon moment pour comparer son assurance auto.
Changer de véhicule peut modifier :
- le montant de la prime ;
- le niveau de garantie nécessaire ;
- la valeur du véhicule à assurer ;
- les besoins en assistance ;
- les conditions d’indemnisation en cas de sinistre.
8. Entreprises : la facturation électronique entre dans une nouvelle phase
Le 1er septembre 2026 constitue également une date importante pour les entreprises.
Toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent désormais être capables de recevoir des factures électroniques. Dans un premier temps, les grandes entreprises et les ETI sont également concernées par l’obligation d’émission des factures électroniques. Les PME et micro-entreprises devront les émettre à partir du 1er septembre 2027.
Cette transformation numérique concerne directement les processus administratifs et financiers des entreprises.
Mais elle rappelle également un autre enjeu : la protection de l’entreprise face aux risques professionnels, financiers et numériques.
Pour un dirigeant, la rentrée est donc une bonne période pour revoir :
- l’assurance responsabilité civile professionnelle ;
- la prévoyance du dirigeant ;
- les assurances des locaux et équipements ;
- la protection des salariés ;
- les garanties liées à l’activité ;
- les contrats d’assurance professionnels.
Particuliers et entreprises : pourquoi la rentrée est le bon moment pour revoir ses assurances ?
Chaque changement réglementaire ou économique ne nécessite pas automatiquement de modifier son contrat d’assurance.
En revanche, une évolution de situation peut justifier une nouvelle analyse.
Nouveau travail, changement de revenus, départ à la retraite, acquisition d’un logement, changement de véhicule, arrivée d’un enfant, création d’entreprise, évolution de l’activité…
Tous ces événements peuvent modifier les besoins de protection.
L’objectif n’est donc pas de multiplier les assurances, mais de vérifier que les garanties souscrites correspondent toujours à la réalité de votre situation.
La checklist assurance de la rentrée 2026
Avant de reprendre pleinement le rythme de la rentrée, prenez quelques minutes pour vérifier :
Pour les particuliers
☑ Votre complémentaire santé correspond-elle toujours à vos besoins ?
☑ Vos garanties hospitalisation sont-elles suffisantes ?
☑ Votre prévoyance couvre-t-elle correctement une interruption de revenus ?
☑ Votre assurance habitation correspond-elle à la valeur actuelle de vos biens ?
☑ Votre assurance auto est-elle adaptée à votre véhicule actuel ?
☑ Votre situation familiale ou professionnelle a-t-elle changé ?
Pour les professionnels
☑ Vos contrats d’assurance correspondent-ils toujours à votre activité ?
☑ Votre responsabilité civile professionnelle est-elle adaptée ?
☑ Votre prévoyance protège-t-elle suffisamment vos revenus ?
☑ Vos salariés bénéficient-ils d’une protection adaptée ?
☑ Votre couverture évolue-t-elle avec la croissance de votre entreprise ?
Pereire Assurances : vous accompagner face aux évolutions de la rentrée
Les changements du 1er septembre 2026 montrent une nouvelle fois que les dépenses, les revenus et les besoins de protection peuvent évoluer rapidement.
Chez Pereire Assurances, nous accompagnons les particuliers et les professionnels dans la recherche de solutions d’assurance adaptées à leur situation : assurance santé, prévoyance, auto, habitation, emprunteur, RC décennale et assurances professionnelles.
L’objectif d’un courtier est de vous aider à comparer les solutions disponibles et à identifier les garanties réellement pertinentes pour votre situation.
La rentrée est peut-être le bon moment pour faire le point sur vos assurances.
FAQ – Changements du 1er septembre 2026 et assurance
Plusieurs changements entrent en vigueur concernant notamment la retraite, l’assurance chômage, les arrêts maladie, le remboursement de certains médicaments, le prix du gaz, la rénovation énergétique, la mobilité électrique et la facturation électronique.
Oui. La suspension du calendrier accéléré de la réforme des retraites modifie l’âge légal et certaines conditions de départ pour plusieurs générations à compter du 1er septembre 2026.
À partir du 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation est réduite, notamment à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans.
Une première prescription d’arrêt maladie ne peut en principe pas dépasser 31 jours et chaque prolongation 62 jours. Des exceptions permettent de dépasser ces plafonds lorsque l’état de santé le justifie.
Les évolutions des remboursements et du reste à charge peuvent modifier l’équilibre d’un budget santé. Comparer ses garanties permet de vérifier que son contrat reste adapté à ses besoins.
La prévoyance peut permettre, selon les garanties du contrat, de mieux protéger ses revenus et ses proches face à certains événements comme l’arrêt de travail, l’invalidité ou le décès.
Les entreprises doivent notamment anticiper la facturation électronique et peuvent profiter de cette rentrée pour réaliser un audit de leurs contrats d’assurance, de leur prévoyance et de leur protection professionnelle.
