Depuis le 1er septembre 2026, l’arrêt maladie 2026 change de visage en France : un décret plafonne pour la première fois la durée des prescriptions, sans toucher ni au délai de carence, ni au calcul des indemnités journalières. Une réforme technique, mais aux conséquences très concrètes pour des millions de salariés.
Arrêt maladie 2026 en bref
- Un premier arrêt maladie est désormais plafonné à 31 jours, et chaque renouvellement à 62 jours (décret n° 2026-498 du 12 juin 2026).
- Le médecin peut dépasser ces plafonds s’il justifie médicalement sa décision.
- En téléconsultation, la première prescription ou le premier renouvellement d’un arrêt de travail est limité à 3 jours, sauf exceptions.
- Le délai de carence (3 jours) et le calcul des indemnités journalières restent inchangés.
- Un arrêt non conforme expose à un refus de versement des indemnités journalières par la CPAM.
Arrêt maladie 2026 : un plafonnement inédit de la durée des prescriptions
C’est une première dans l’histoire de la Sécurité sociale française : jusqu’ici, un médecin pouvait prescrire un arrêt maladie aussi long que l’état de santé le justifiait, sans limite de durée. Le décret n° 2026-498 du 12 juin 2026, applicable aux prescriptions émises à compter du 1er septembre 2026, change la donne.31 jours pour la première prescription, 62 pour chaque renouvellement
| Type de prescription | Durée maximale | Dépassement possible |
|---|---|---|
| Première prescription | 31 jours | Oui, si justification médicale |
| Chaque renouvellement | 62 jours | Oui, si justification médicale |
| Prescription à distance (téléconsultation) | 3 jours | Oui, via médecin traitant ou sage-femme référente |
Téléconsultation : la fin des arrêts « à distance » de complaisance
Les arrêts prescrits en téléconsultation sont désormais strictement encadrés. Une première prescription ou un premier renouvellement à distance ne peut excéder 3 jours, sauf si l’acte est réalisé par le médecin traitant, sa sage-femme référente, ou en cas d’impossibilité justifiée de consultation en présentiel. L’objectif : resserrer le contrôle sur les plateformes pointées du doigt pour la délivrance facilitée d’arrêts courts.
💡Bon à savoir —
Un arrêt maladie non conforme à ces nouvelles règles peut être refusé par la CPAM, qui suspendra le versement des indemnités journalières. Pour sécuriser son revenu, mieux vaut s'appuyer sur une couverture complémentaire solide plutôt que sur la seule Sécurité sociale. Un conseiller Pereire Assurances peut réaliser gratuitement votre bilan prévoyance.
Arrêt maladie 2026 : ce qui ne change pas pour les salariés
Contrairement à ce que laissent entendre certains titres accrocheurs, cette réforme ne touche ni au montant des indemnités journalières, ni au délai de carence.Le délai de carence reste fixé à 3 jours
Les trois premiers jours restent non indemnisés par l’Assurance Maladie, sauf disposition plus favorable de la convention collective ou maintien de salaire par l’employeur. Ce point, souvent évoqué dans le débat budgétaire, n’a fait l’objet d’aucune modification actée à ce jour.Les indemnités journalières calculées comme avant
Le calcul des IJSS reste identique : 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,4 fois le Smic depuis avril 2025 — soit, à titre indicatif, un peu moins de 42 euros bruts par jour maximum. Un montant qui laisse souvent un écart avec le salaire net habituel, d’où l’intérêt d’une prévoyance pour compléter ce reste à charge. Les affections de longue durée (ALD) conservent leur régime dérogatoire, sans les nouvelles limites de 31 et 62 jours.Pourquoi cette réforme des arrêts maladie inquiète les salariés
Au-delà de la technique administrative, ce texte cristallise une inquiétude plus large : un désengagement progressif de la Sécurité sociale. D’autres pistes circulent pour l’automne budgétaire, comme un allongement de la carence ou une nouvelle baisse du plafond des IJSS — rien n’est arbitré, mais le sujet reste sensible. Pour un salarié, le vrai risque n’est pas la durée administrative de l’arrêt, mais la perte de revenu qu’il engendre : entre carence non indemnisée, plafond des IJSS et maintien de salaire partiel selon les conventions collectives, l’écart avec le salaire habituel peut vite peser sur un budget familial. C’est le rôle d’une bonne prévoyance que de lisser cet écart.Arrêt maladie 2026 : ce qu’il faut retenir
Ce dispositif n’est pas qu’un simple compteur de jours : c’est avant tout une réforme de suivi médical, pensée pour responsabiliser la prescription des arrêts longs et resserrer le contrôle des téléconsultations. Le vrai enjeu pour les salariés reste ailleurs — dans la capacité à maintenir son niveau de vie pendant un arrêt de travail, quelle qu’en soit la durée. Chez Pereire Assurances, nous accompagnons chaque année des milliers de salariés et d’indépendants dans le choix d’une couverture prévoyance adaptée. Nos conseillers réalisent un bilan personnalisé gratuit pour identifier l’écart réel entre vos indemnités journalières et votre salaire, et vous proposer la solution la plus adaptée pour le combler.Arrêt maladie 2026 : foire aux questions
Au-delà de 31 jours pour une première prescription (ou 62 jours pour un renouvellement), le médecin doit justifier médicalement la poursuite de l’arrêt. Sans cette justification, la CPAM peut refuser de verser les indemnités journalières correspondantes.
La Sécurité sociale ne couvre qu’une partie du salaire, plafonnée et différée de 3 jours de carence. Un contrat de prévoyance individuelle ou collective permet de compléter ces indemnités journalières et de maintenir un niveau de revenu proche du salaire habituel.
